Uber peut-il se faire Uberiser ?

Uber peut il se faire uberiser ?

« Uberiser », ça vient d’où ?

"Tout le monde peut se faire uberiser"

«Uberiser » ou encore « se faire uberiser », est un terme sorti de la bouche de Maurice Levy, le PDG de Publicis, lors d’une interview du Financial Times, fin 2014. Il évoquait la crainte de ses clients de voir leur activité historique soudainement disparaître. Ce terme fait référence à la startup californienne Uber mettant en péril l’activité de taxi depuis quelques années.

Uber est une plateforme d’intermédiation mettant en relation des VTC (voiture de tourisme avec chauffeur) et des clients demandeurs de service de taxi. Cette plateforme propose une solution de déplacement moins chère et, bien souvent, offrant un meilleur service (rapidité, confort, amabilité) que celui proposé par les taxis officiels.

 

Les nouveaux acteurs de la Smart Mobility !

Il se pourrait que grâce à l’essor de l’économie collaborative Uber finisse par se faire uberiser par des entreprises développant des solutions d’optimisation de l’usage de la voiture individuelle. Les progrès à faire dans ce sens-là sont énormes, actuellement 4/5 des trajets se font avec seulement une personne à bord, une voiture passe 96% du temps à l’arrêt et représente un coût d’environ 5 000 euros par an au propriétaire.

Sur Toulouse,  250 000 voitures transportant 1 million de sièges vides circulent chaque jour dans l’agglomération. Cela représente un gâchis incroyable que de nouvelles entreprises innovantes issues du numérique comptent bien optimiser pour permettre aux gens de se déplacer beaucoup moins cher et en ayant un plus faible impact environnemental.

Depuis quelques années, des initiatives pour optimiser l’usage de la voiture individuelle voient le jour grâce aux nouvelles technologies, elles connaissent un vif succès !  Ces modèles collaboratifs du secteur de la mobilité comme BlaBlacar ou Coovia entendent bien révolutionner les transports et peut-être même uberiser Uber !

 

Uber peut-il se faire uberiser ?

Ces nouvelles entreprises constituent des places de marché permettant aux particuliers de partager leurs trajets, depuis un ordinateur ou un smartphone, de manière rapide, sécurisée et en toute confiance grâce à un système de notation.

Bientôt ces places de marché atteindront la masse critique suffisante pour que l’on puisse trouver un covoiturage courte distance de manière quasi instantanée sans avoir recours à un taxi ou un service de VTC. Nous n’aurons alors plus besoin de chauffeurs professionnels pour nous déplacer puisque le volume de voiture en circulation est largement suffisant pour transporter tout le monde à bas prix.

En partageant les trajets en voiture et en connectant ces « lignes de covoiturage » aux transports publics (métro, tramway, bus, train, vélo) nous réduisons énormément le nombre de voitures sur les routes. Ces solutions de déplacements sont beaucoup moins chères qu’un service de VTC car il s’agit de covoiturage donc de partage de frais, il n’y a plus le salaire du chauffeur à payer. Sur Coovia, un trajet de 15 kilomètres coûte 1,50 €, les passagers payent 0,10 € du kilomètre.

Il est donc possible de covoiturer au quotidien sur Toulouse et bientôt partout en France sur coovia.fr ! Uber pourrait donc se faire uberiser par des nouveaux services plus intelligents car moins chers et plus propres que les VTC !

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David Larcher

PDG chez Coovia

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