Le covoiturage sur la « bonne voie »

Il est 18H00. Vous êtes à l’arrêt dans les bouchons du périphérique. Autour de vous, chacun essaye de s’occuper en écoutant la radio ou en consultant de manière furtive son portable. Et, pourtant, chaque voiture est presque vide. Amusez vous à compter combien il y a de personnes par voiture autour de vous. Vous avez une chance sur 100 de croiser 3 voitures à la suite avec plus d’une personne à l’intérieur !

Maintenant, imaginons que, dans cette cohue, nous retirions une des voies de notre cher périphérique pour la réserver au covoiturage. Vous me direz que, vu que très peu de gens covoiturent actuellement, cela va aggraver les choses. C’est vrai. Cela va aggraver les choses pendant un certain temps. Puis, vous allez voir des voitures sur votre gauche vous dépasser et vous allez vous reposer la question : pourquoi je ne covoiture pas ?

Il y a énormément de raisons de ne pas faire de covoiturage :

  • Je ne veux pas d’inconnus dans ma voiture
  • Je n’ai pas envie d’être contraint par les horaires des autres
  • Je ne trouve pas de covoitureur
  • ….

En reconsidérant ces raisons, à Coovia nous avons le sentiment qu’elles peuvent être surmontées facilement en proposant des covoiturages instantanés en complément des solutions de transport public. Cela permet de ne pas être contraint par les horaires, tout en conservant la robustesse liée au transport public.

Que peut apporter la voie de covoiturage ?

Si on suppose que les conducteurs trouvent une façon de covoiturer compatible avec leur aspirations, la tentation d’expérimenter le covoiturage au quotidien risque d’être la plus forte. Surtout si cela permet de gagner du temps en passant sur une file dédiée du périphérique et en laissant derrière soi les files d’embouteillages !

Aux Etats Unis, les files réservées au covoiturage (High Occupancy Vehicle Lane) existent depuis les années 1970. Aujourd’hui elles permettent aux covoitureurs de gagner environ 1 minute tous les 2 km de périphérique.

Carpool Sign

 

Le fait de réserver une voie au covoiturage relève du courage politique. Cela implique une période de transition qui fera émerger des réticences de la part de certains usagers de la route. Mais, si on souhaite réellement mettre en place une logique de déplacements durables pour les trajets quotidiens, il faut une carotte pour encourager les bonnes pratiques.

Gagner du temps est le moteur numéro un dans l’esprit des gens lorsqu’il s’agit de choisir un moyen de se rendre sur leur lieu de travail selon une étude de l’ADEME. Espérons que le levier de la voie réservée au covoiturage sera une arme efficace pour faire évoluer nos habitudes quotidiennes.

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David Larcher

PDG chez Coovia

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