Faut-il Opposer le Covoiturage Quotidien au Transport Public ?

covoiturage quotidien et transport public

Le transport public permet à des millions de personnes d’aller au travail chaque jour. Alors que le covoiturage dynamique monte en puissance en proposant une réelle alternative à la voiture tout en gardant des coûts proches de celui d’un transport en commun, il est logique de se demander s’il ne va pas cannibaliser le transport en commun. Passons les deux en revue :

A ma gauche le Transport en Commun : Couteux pour la collectivité car fortement subventionné, il permet depuis 1662 avec la création de l‘Entreprise des Carrosses Publics par Blaise Pascal de transporter des millions de personnes chaque jour dans des conditions de sécurité et de régularité intéressantes le tout avec une efficacité environnementale inégalée.

La caractéristique première du transport en commun est celle de proposer le maximum de places au maximum de gens. Cela conduit à une structure orientée vers les grands flux de circulation avec de nombreux arrêts intermédiaires. Résultat, le plus souvent les lignes sont orientées en étoile c’est à dire qu’elles vont de la périphérie vers le centre d’une métropole et rarement de la périphérie vers la périphérie (orientation orbitale). D’autre part, les nombreux arrêts effectués pour couvrir le maximum de population crée des temps de parcours relativement élevés par rapport à un trajet en voiture sauf pour les transports en site propre. On passe ainsi en moyenne 50% de temps en plus sur un trajet de 10km porte-à-porte autour de Toulouse par rapport au temps que l’on passe en prenant sa voiture. Dans certain cas le temps de trajet est doublé par rapport au temps en prenant sa voiture comme par exemple : Tournefeuille-Blagnac = 40 min en Bus contre 20 min en voiture.

A ma droite le Covoiturage Dynamique : Apparu avec l’avènement du Smartphone (en particulier depuis l’Iphone) cette nouvelle pratique de covoiturage sur de courtes distances nous arrive des Etats-Unis. Elle commence à y être populaire, en particulier dans la baie de San Francisco où les problèmes de transport sont importants. Il faut souvent une demi-heure aux heures de pointe pour passer le Golden Gate et une voie est réservée au covoiturage. Sur le papier cette solution est très puissante. Elle permet de covoiturer au quotidien sans les contraintes liée aux horaires fixes. Cela permet également d’augmenter son réseau professionnel même au sein de sa propre entreprise. Reste un problème majeur : la masse critique… Il faut énormément de covoitureurs connectés au même moment pour que l’on puisse trouver une solution de transport au moment même où on la demande.

Notre conviction chez Coovia est que les deux modes de transports sont complémentaires. Le réseau de transport en commun constitue une colonne vertébrale de transport sur laquelle on peut construire une solution de coovoiturage dynamique, offrant ainsi le maximum de solutions disponibles à l’utilisateur en réduisant la problématique de la masse critique.

Pas de covoiturage jusque chez vous ? On a un covoiturage jusqu’au métro et vous finissez votre trajet en beauté. Lors de grèves dans les transports en commun, le covoiturage peut aussi constituer un relai efficace pour vous aider à aller travailler.

Au final, un siège vide est un siège vide, qu’il soit dans un transport public ou dans une voiture. L’efficacité dans les transports réside probablement dans une utilisation intelligente du million de sièges vides qui transitent tous les jours ne serait-ce qu’autour d’une Métropole telle que Toulouse.

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David Larcher

PDG chez Coovia

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