Mais jusqu’où ira la startup de covoiturage BlaBlaCar ?

Jusqu'où ira BlaBlaCar ?
BlaBlacar est, sans aucun doute, un exemple à suivre pour toute startup du numérique et de l’économie du partage qui a vocation à devenir global.

BlaBlaCar passe de poney à licorne !

Depuis sa création en 2006, la startup parisienne a bien évolué, elle fait maintenant partie des « licornes », c’est-à-dire des trois startups françaises, derrière Criteo et Venteprivée.com, à avoir franchi la barre des 1 milliard de dollars de valorisation ! En 2006, l’équipe de Comuto (premier nom de BlaBlaCar) finance sa croissance grâce à des partenariats avec des entreprises comme la MAIF, IKEA, Vinci Park, RATP, Carrefour ou encore des collectivités comme la ville de Montrouge. Cela lui a permis de gagner en visibilité et notoriété.

En avril 2010, Covoiturage.fr rend service à des milliers de voyageurs aériens bloqués en France et en Europe par les fumées du volcan Islandais, Eyjafjöll. C’est le début de la croissance exponentielle de la startup de covoiturage. En 2011, 1 actif sur 30 utilise le covoiturage longue distance en France et la marque BlaBlaCar apparaît en Angleterre. Aujourd’hui, ce nom universel a été retenu pour l’ensemble des marchés. BlaBlaCar est désormais ouvert dans 19 pays et compte plus de 20 million de membres, l’Inde et le Mexique ont rejoint l’aventure en 2015. Vous l’aurez compris, BlaBlaCar a pour ambition de devenir le leader mondial du covoiturage longue distance.

Quelle est la stratégie de BlaBlaCar ?  

Pendant la phase d’amorçage, la difficulté de BlaBlaCar a été de transformer son idée en un produit abouti correspondant au marché. L’idée innovante d’intégrer les places libres des voitures à un nouveau réseau de mobilité a été exécuté majestueusement par Frédéric MAZZELLA, le Président-Fondateur de BlaBlaCar et son équipe. Les difficultés majeures au démarrage sont :

  • de trouver un produit abouti pouvant s’adapter à plusieurs pays,
  • de trouver un modèle économique pérenne, accepté par les utilisateurs
  • et d’atteindre la masse critique suffisante pour faire décoller le service.

En 2010, BlaBlaCar commence donc à chercher des fonds, pour tester et améliorer son concept, auprès d’investisseurs croyants en l’avenir du produit alors qu’il était alors difficile de prouver que cela allait fonctionner. En juin 2010, BlaBlaCar lève 1,25 million d’euros auprès d’ISAI, un fond d’investissement d’entrepreneurs qui financent d’autres entrepreneurs du numérique. À partir de cette première levée de fonds les choses s’enchaînent très vite. BlaBlaCar multiplie les levées de fonds pour s’étendre à l’international, d’abord en Europe puis dans le monde entier. La startup lève alors 7,5 millions de dollars en janvier 2012, 100 millions en juillet 2014 et 200 millions en septembre 2015 ! Notamment, auprès de fonds américains comme Accel Partners, le fonds de Facebook, Dropbox, LinkedIn et Spotify.

La startup de covoiturage longue distance mise sur une croissance rapide à l’international afin de couper l’herbe sous le pied de ses concurrents, c’est le First Mover Advantage. Cette stratégie vise à limiter les risques d’être copier par les concurrents en attaquant très rapidement les principaux marchés internationaux et en acquérant des services de covoiturage sur place. BlaBlaCar a racheté le site Podorozhniki en Russie et Rides au Mexique afin de croître plus rapidement et bénéficier de leur expérience du marché local.

BlaBlaCar est-elle rentable ?

BlaBlaCar est-elle rentable ?

L’ambition de BlaBlaCar est de se développer à l’international le plus vite possible, pour ce faire la startup réinvestit l’ensemble de ses bénéfices afin de financer sa croissance et perfectionner le service. La rentabilité n’est donc pas, pour le moment, un des objectifs de la startup qui compte plutôt lancer plusieurs nouveaux pays par an jusqu’à plus soif. En effet, la plupart des startups du numérique ont la stratégie de devenir global pour atteindre des économies d’échelle, la profitabilité est la dernière étape.

 

BlaBlaCar ça appartient à la SNCF, non ?

BlaBlaSncf

Eh bien non, pas du tout, il s’agit d’une légende urbaine. La startup de covoiturage longue distance est une PME indépendante. Cette rumeur provient peut-être de l’acquisition du site de covoiturage 123envoiture.com par la SNCF ou bien du fait que BlaBlaCar ait remporté un trophée SNCF en 2012…

Quelle est la différence entre Coovia et BlaBlaCar ?

Coovia c'est différent de BlaBlaCar

BlaBlaCar permet essentiellement de covoiturer sur des longues distances. Coovia (www.coovia.fr) est un outil spécialement conçu pour un usage quotidien de par la multimodalité et l’instantanéité des trajets proposés. La multimodalité se traduit par la possibilité de combiner le covoiturage, les trains, les transports en commun et les vélos en libre-service. Par exemple, pour effectuer un trajet un mercredi matin à 8h entre L’Union et Blagnac, c’est-à-dire du nord-est au nord-ouest de Toulouse, Coovia vous propose un trajet de 25 minutes en covoiturage  + tramway.

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David Larcher

PDG chez Coovia

3 Commentaires

  1. http://chateaulesbruyeres.fr

    A ce sujet, Frederic Mazzella reconnait que la croissance de son entreprise a aussi ete facilitee par l’absence d’acteur americain sur le marche, le covoiturage longue distance fonctionnant peu aux Etats-Unis.

    Répondre
  2. deruez

    Bonjour,
    Pourquoi la ville de Boulogne sur mer n’est pas inscrit en lieu de départ
    Merci de me répondre

    Répondre
    1. Philippe de Coovia

      Bonjour,

      Vous pouvez proposer des trajets sur Boulogne Sur Mer. Cependant, nous n’avons pas encore de covoitureurs ayant déclaré des trajets dans cette ville.

      Cordialement,

      Répondre

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